En déplacement dans l’Ariège lundi 27 avril, Emmanuel Macron a évoqué « ces mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie ». Le président français évoquait les médecins diplômés hors de l’Union européenne qui doivent repasser les concours, alors qu’ils participent à lutter contre les déserts médicaux en France. Beaucoup d’entre eux sont originaires d’Algérie. Des mots qui ont provoqué une réaction courroucée de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui prône la fermeté face à Alger.
Publié le : 28/04/2026 – 00:17
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Emmanuel Macron a eu beau démentir viser qui que ce soit, après sa déclaration sur les « mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie », Bruno Retailleau a pris cette déclaration pour lui. Ou, tout au moins, il a saisi cette opportunité pour monter au créneau face au président de la République dans un long communiqué. « Le problème, clame le président du parti Les Républicains et candidat à la présidentielle 2027, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux (comprendre, des Algériens condamnés à quitter le territoire, NDLR) qui n’ont plus rien à faire en France et que l’Algérie refuse de reprendre ».
Et pour enfoncer le clou, l’ex-ministre de l’Intérieur ajoute qu’avec « le régime d’Alger, la politique des bons sentiments est condamnée à l’échec ». Aux yeux de Bruno Retailleau, le rapprochement engagé par le nouveau locataire de la place Beauvau, Laurent Nuñez, qui travaille à renouer les liens avec l’Algérie, où il s’est rendu en février, ne sert à rien.
Les relations avec l’Algérie sont un sujet extrêmement sensible, explosif même. En l’abordant de cette manière, Emmanuel Macron ne peut ignorer qu’il risque de lancer une nouvelle polémique, en cette période de présidentielle qui s’ouvre… et qui sera aussi celle du bilan de ses dix ans de pouvoir.
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Source:
www.rfi.fr

