Les fonctionnaires en grève ont rassemblé près de 30 000 personnes mardi à Paris, selon le décompte communiqué lors du cortège. Parmi les manifestants figuraient des agents de la fonction publique appelés par plusieurs organisations syndicales pour marquer leur opposition au projet de budget 2027 que doit présenter l’exécutif jeudi. Les syndicats cherchent à obtenir des modifications du texte et souhaitent également que leur mobilisation soit prise en compte dans les programmes des candidats à l’présidentielle.
Les syndicats ont organisé une journée de protestation qui a donné lieu à un défilé dense au centre de la capitale. Les participants ont souligné, au fil des stands et des prises de parole, la volonté de maintenir la pression sur les choix budgétaires à venir sans pour autant limiter leurs revendications à un seul point précis. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’inscrire la question du service public au cœur du débat national à l’approche de l’élection.
Le projet de budget 2027, présenté cette semaine par l’exécutif, constitue l’élément central de la mobilisation : son contenu déterminerait les marges de manœuvre pour les dépenses publiques et les politiques salariales du secteur. Les syndicats entendent que ces arbitrages ne se fassent pas sans la prise en compte de leurs demandes et cherchent à faire peser la mobilisation sur les discussions parlementaires et médiatiques qui précèdent l’examen du texte.
À l’approche de la présidentielle, la conjonction entre calendrier électoral et agenda budgétaire complexifie le contexte politique. Les acteurs syndicaux espèrent que la visibilité de la journée de mardi influencera les propositions des candidats et maintiendra la question des services publics au premier plan du débat public. Dans les jours qui viennent, l’attention restera portée sur la présentation du budget et sur la capacité des différentes forces à transformer la mobilisation en modifications concrètes du projet.


