Comme une réponse à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient, cinq pays européens – l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche – demandent à la Commission européenne de mettre en place une nouvelle taxe à l’échelle de l’Union européenne sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques.
Publié le : 05/04/2026 – 07:42
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L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche veulent réactiver un outil déjà testé pendant la crise énergétique de 2022 : une contribution de solidarité prélevée sur les bénéfices jugés excessifs des entreprises du secteur fossile. Les cinq pays appellent à mettre en œuvre un instrument commun au plus vite, sans toutefois détailler le niveau de taxe souhaité ni les entreprises qui seraient visées.
Un milliard de dollars de profits
Cela intervient quelques jours après les révélations du Financial Times, selon lesquelles le géant des hydrocarbures TotalEnergies aurait réalisé, en mars, plus d’un milliard de dollars de profits exceptionnels en spéculant sur la fermeture du détroit d’Ormuz.
La demande envoyée au commissaire au Climat Wopke Hoekstra a été signée par les ministres des Finances allemand, espagnol, italien, portugais et autrichien. Dans leur courrier, daté de vendredi 3 avril, les ministres ont estimé que cette taxe « enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public », selon une copie publiée par le ministre espagnol des Finances.
Ménages et entreprises touchés
Bien que l’Union européenne s’approvisionne principalement en pétrole et en gaz en dehors du Golfe, la hausse des prix mondiaux continue d’affecter les entreprises et les ménages. En 2022, la taxe sur les bénéfices excédentaires avait rapporté environ 28 milliards d’euros.
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Source:
www.rfi.fr

