Jose Luis Abalos, ancien ministre des Transports de 2018 à 2021, est jugé à partir de ce 7 avril dans une vaste affaire de corruption, aux côtés de deux autres hommes, Koldo Garcia et Victor de Aldama. L’ancien bras droit du Premier ministre Pedro Sanchez risque 24 ans de prison. Le scandale tourne autour de pots-de-vin versés pour des contrats de matériel sanitaire pendant la pandémie de Covid-19.
Publié le : 07/04/2026 – 15:03Modifié le : 07/04/2026 – 15:04
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Jose Luis Abalos a-t-il participé à l’attribution frauduleuse de marchés publics, lors de la pandémie de Covid-19 ? La justice devra trancher à l’issue du long procès qui s’est ouvert ce 7 avril. L’ancien ministre des Transports de Pedro Sanchez est poursuivi pour corruption, détournement de fonds, trafic d’influence et appartenance à une organisation criminelle. Il risque 24 ans de prison.
La corruption imprègne le PSOE
Abalos comparaît aux côtés de son ancien conseiller Koldo Garcia et un homme d’affaires, Victor de Aldama. Ce dernier a avoué avoir manoeuvré avec José Luis Ábalos et Koldo García pour décrocher des contrats et obtenir des avantages commerciaux en versant des pots-de-vin. Le parquet réclame sept ans de prison contre lui en tenant compte comme circonstance atténuante des aveux qu’il a faits. Fin 2024, il avait déclaré à la presse que la corruption imprégnait le Parti socialiste jusqu’à Pedro Sánchez lui-même.
Le Premier ministre a toujours nié être au courant de cette affaire, allant même jusqu’à déclarer qu’il ne connaissait pas personnellement Jose Luis Abalos, alors que les deux hommes ont toujours été très proches.
L’épouse de Sanchez visée
Et ce n’est pas le seul scandale de corruption qui empoisonne le Premier ministre, d’autres procès doivent s’ouvrir, dont l’un concernant son épouse Begonia Gomez. L’opposition de droite s’en donne à coeur joie et réclame la démission de Pedro Sanchez, alors qu’elle même doit aussi faire face à des affaires de corruption.
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Source:
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