Le rapport 2026 de « The Lancet Countdown » – revue médicale de référence – vient de sortir et cette année, le rapport est sans appel : le changement climatique d’origine humaine aggrave les problèmes de santé en Europe et entraîne des pertes de vies humaines, toujours en augmentation.
Publié le : 22/04/2026 – 08:24
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Près de 62 000 morts estimés en 2024, souligne le rapport. Dans le même temps, les risques pour la santé se multiplient : la capacité de transmission de la dengue a presque quadruplé cette dernière décennie et la saison des pollens en Europe s’est également rallongée d’une à deux semaines entre 2015-2024, comparé aux années 90.
L’insécurité alimentaire a également augmenté, en lien avec les vagues de chaleur et sécheresse : c’est un million de personnes supplémentaires qui y sont confrontées. Parmi celles-ci : les ménages à faibles revenus sont les plus touchés. Cette inégalité les expose aussi davantage aux risques d’incendies de forêt.
Trop forte dépendance aux énergies fossiles
Le rapport souligne toutefois des progrès encourageants comme la croissance rapide des énergies renouvelables, et un moindre recours aux fossiles, ce qui entraîne une meilleure qualité de l’air.
« Nous constatons également que la pollution atmosphérique provenant majoritairement du secteur énergétique est en baisse et le lien entre la mortalité et la pollution atmosphérique liée à l’énergie et aux transports continue globalement à diminuer, ce qui se traduit par des bénéfices pour la santé, des bénéfices conséquents », explique Joacim Rocklöv, un éco-épidémiologiste qui a travaillé sur le rapport du Lancet Countdown.
Mais dans une actualité marquée par le choc énergétique mondial provoqué par la guerre en Iran, les scientifiques le répètent : « Tant que l’Europe dépendra des énergies fossiles, ses économies, ses budgets publics et la santé… resteront vulnérables. »
Source:
www.rfi.fr

