La tournée parisienne de Raphaël Arnault s’est donc limitée à la seule Assemblée nationale, mercredi 1er avril. De retour pour la première fois au Palais-Bourbon depuis la mort à Lyon du militant d’extrême droite Quentin Deranque en février – affaire dans laquelle certains de ses proches sont mis en cause –, le député (Vaucluse) de La France insoumise était en revanche absent à l’audience qui se tenait au Conseil d’Etat, vendredi 3 avril, et qui le concernait pourtant directement. Le Palais-Royal examinait en effet le recours de la Jeune Garde antifasciste, ce groupuscule créé en 2018 par Raphaël Arnault, contre le décret de dissolution pris à son encontre en juin 2025 par le ministre de l’intérieur d’alors, Bruno Retailleau.
Le gouvernement reprochait à la Jeune Garde de « provoquer à des agissements violents contre les personnes », mais aussi d’en commettre. L’exécutif l’accusait aussi d’organiser au profit de ses membres des entraînements aux sports de combat et au « combat de rue » ou encore de les « galvaniser grâce au recours à un vocabulaire provoquant ou légitimant la violence envers les groupes adverses », en particulier ceux d’extrême droite.
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