Annonce publicitairespot_img
AccueilScienceDes virus à l’origine de la beauté pleine de panache des tulipes...

Des virus à l’origine de la beauté pleine de panache des tulipes marbrées

« Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur. » Aux Pays-Bas, la tulipe était jadis jugée si fabuleuse qu’il fallait débourser, en février 1637, la somme faramineuse de 6 700 florins pour acquérir un seul de ses bulbes. Soit la valeur de deux maisons, ou dix à quinze fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé.

« Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;/ Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand/Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant », narrait Théophile Gautier dans ses Poésies (1890). La fièvre florale qui s’est emparée du nord de l’Europe, entre 1634 et 1637, porte un nom : la tulipomanie. Ou comment un bulbe à peine sorti de terre a fait éclore une bulle financière, générant une folle envolée de ses prix. Un engouement lié aux flamboyants panaches, aux stries d’une grâce sans égale qui ornaient certaines fleurs. Mais qui survenaient de manière imprévisible – comme un jeu de hasard.

Il faut dire que les trois pétales et les trois sépales de cette liliacée, d’une infinie variété, semblent croqués par une main de maître. Comme si un pinceau de génie avait brossé leurs somptueuses couleurs, tracé leurs lumineuses arabesques. Certaines variétés n’ont-elles pas été nommées « tulipes Rembrandt » ?

Il vous reste 76.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source:

www.lemonde.fr