Prise lors du conseil des ministres du mercredi 6 mai, la décision intervient alors que l’institution créée en 2001 faisait l’objet de nombreuses critiques, notamment dans la classe politique. Si aucune information n’a été donnée sur le mécanisme de gestion des élections appelé à la remplacer, « l’objectif est de garantir de façon durable l’organisation d’élections apaisées », a déclaré le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Publié le : 07/05/2026 – 05:11
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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
En Côte d’Ivoire, le gouvernement a annoncé la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) lors du conseil des ministres de ce mercredi 6 mai. Créée en 2001, l’institution qui, depuis 25 ans, organisait et supervisait les différents scrutins électoraux dans le pays faisait l’objet de nombreuses critiques dans la classe politique.
Alors qu’elle avait été conçue, à l’époque, pour instaurer la confiance dans le jeu électoral, les différents acteurs ivoiriens la jugeaient désormais – paradoxalement – partisane et lui reprochaient son élaboration de la liste électorale.
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« Cette dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections plus à même de rassurer les acteurs politiques et les Ivoiriens et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées dans notre pays », a expliqué Amadou Coulibaly, ministre porte-parole du gouvernement.
Une nouvelle ère va s’ouvrir. L’objectif est de garantir de façon durable l’organisation d’élections apaisées en rassurant l’ensemble des Ivoiriens et des acteurs de la classe politique.
Amadou Coulibaly, ministre porte-parole du gouvernement
Si, pour l’heure, aucune information n’a été donnée sur le futur mécanisme de gestion des élections, l’annonce de la dissolution de la CEI suscite, elle, des réactions plutôt positives. « Cette décision va permettre de remettre les compteurs à zéro en relançant le dialogue », a ainsi estimé Jean-Gervais Tcheïdé, porte-parole adjoint du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation de Laurent Gbagbo, avant d’ajouter : « C’est aussi l’occasion de s’entendre sur le format de ce futur organe et, surtout, sur le pouvoir qu’on lui donne afin qu’il soit un arbitre réel ».
Source:
www.rfi.fr

