Ce dimanche 22 mars, l’Autorité portuaire saoudienne a dévoilé un nouveau « pont commercial » reliant la cité-Etat de Chardja, aux Emirats arabes unis, à l’Arabie saoudite. Autrement dit, un corridor terrestre et maritime qui permettrait aux pays du golfe Arabo-Persique de contourner le détroit d’Ormuz. Une « connectivité directe », une « meilleure intégration régionale » et surtout une « voie de transport plus fiable », s’est félicitée l’autorité portuaire, dans une allusion voilée au blocage du détroit.
Maudit passage que ce ruban de mer, large de seulement quelques dizaines de kilomètres, et qui irrigue le monde entier en hydrocarbures. Il a suffi que l’Iran le paralyse, début mars, pour que les pays de la région soient asphyxiés et que l’économie mondiale vacille.
Depuis, les projets fleurissent pour développer des voies alternatives, imaginer de nouvelles connexions, faire surgir des terminaux, bref, redessiner les cartes du Golfe. Certains refont surface alors même qu’ils avaient été abandonnés en raison de leur démesure. Comme ce canal, aux Emirats, reliant Foujeyra, en mer d’Arabie, à Dubaï, imaginé en 2008. Un projet titanesque à plusieurs centaines de milliards de dollars qui prévoit d’entailler sur 180 kilomètres un paysage montagneux.
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Source:
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