Une baisse de 5 à 10 centimes du prix du litre de carburant à la pompe « très rapidement » : telle est la prévision d’Olivier Gantois, le président de l’UFIP, la fédération française des industries pétrolières, interrogé par l’Agence France-Presse mercredi 8 avril, quelques heures après l’annonce du cessez-le-feu en Iran. Une bonne nouvelle en perspective pour les automobilistes et les professionnels frappés, depuis le 28 février, par l’envolée des coûts de transport.
Le même soulagement dominait sur l’ensemble des marchés financiers, après cinq semaines et demie de tensions et de craintes quant à une chute de l’activité économique, combinées à un retour de l’inflation.
Les principales places boursières européennes ont ouvert en forte hausse : à Paris, l’indice CAC 40 gagnait 3,7 % en début de séance, le DAX à Francfort, 4,8 %, et le FTSE à Londres, 1,6 %. En Asie, les marchés de Tokyo et de Séoul avaient fini sur des gains respectifs de 5,4 % et 6,9 %. Et les contrats à terme préfiguraient une ouverture en hausse de 2,6 % à 3,3 % à Wall Street.
Parallèlement, le prix du baril de brent de la mer du Nord, la référence mondiale, chutait de 16 % à 93 dollars (79,55 euros) et celui du West Texas Intermediate (WTI), la référence pour le marché américain, a perdu jusqu’à 18 %, sa plus forte baisse depuis près de six ans. La détente était tout aussi spectaculaire pour le gaz à l’ouverture du marché européen, le prix à terme du mégawattheure revenant à 43,70 euros, près de 10 euros de moins que la veille.
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Source:
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