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Centrafrique: le second tour des législatives s'est déroulé sans incident majeur

Le second tour des élections législatives et régionales ainsi que plusieurs scrutins partiels ont eu lieu, dimanche 26 avril, en Centrafrique. Une journée de vote qui s’est déroulée dans le calme, mais sans engouement majeur. 

Publié le : 26/04/2026 – 17:45Modifié le : 27/04/2026 – 01:24


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Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Steve Domia-leu

En Centrafrique, les élections organisées ce dimanche 26 avril se sont déroulées sans incident majeur, même si quelques cas de fraude ont été signalés, notamment à Bangui. Dans la capitale, certains ont par exemple tenté de voter à deux reprises ou d’utiliser de fausses cartes électorales, tandis qu’un certain nombre de problèmes logistiques ont également été recensés, comme l’absence de fiches pour les votes par dérogation ou l’absence du nom de certains électeurs sur les listes électorales.

REPORTAGE – Le second tour des législatives et des régionales à Bangui

Malgré son importance pour la désignation des députés, des conseillers municipaux et des représentants régionaux, le vote n’a par ailleurs pas suscité d’enthousiasme particulier, même après la messe dominicale où de nombreux Centrafricains ont préféré aller avant, éventuellement, de se rendre aux urnes. Si une certaine affluence a toutefois été constatée à la mi-journée dans les bureaux de vote des circonscriptions concernées par le second tour des législatives, les élections régionales ont, elles, été largement boudées par les électeurs : peu informés des enjeux de ce scrutin, beaucoup ne s’y sont pas intéressés et ont préféré s’abstenir.

Des législatives particulièrement scrutées à Bambouti

Alors que 88 des 144 députés qui siègent à l’Assemblée nationale ont été élus dès le premier tour, le second tour des élections législatives a concerné 46 circonscriptions, des élections partielles ayant lieu dans dix autres. Selon la présidence de la République, le président Faustin-Archange Touadéra, qui a été investi pour un nouveau mandat le 30 mars après sa réélection à la présidentielle du 28 décembre avec 77,90% des suffrages, en attend l’issue pour former le premier gouvernement de la septième République. Alors que l’opposition, qui avait lancé un appel au boycott, n’a pas participé au scrutin, le Mouvement Cœurs unis, au pouvoir, pouvait déjà compter sur 50 députés à l’issue du premier tour de scrutin.

Parmi les circonscriptions où les législatives et les régionales ont été scrutées à la loupe figure celle de Bambouti, dans le sud-est du pays, où une attaque du groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) avait empêché la tenue des élections générales, le 28 décembre. Plusieurs personnes avaient alors été enlevées, dont un agent de l’Autorité nationale des élections (ANE) toujours retenu à ce jour. Cette fois, le vote s’est déroulé sans problème dans les cinq bureaux de la ville, selon les autorités locales.

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Source:

www.rfi.fr