A retrouver dans l’émission
Vainqueur des élections législatives dimanche 19 avril, l’ancien président Roumen Radev revient au centre du jeu politique bulgare avec un discours critique envers Bruxelles, sceptique sur la politique énergétique de l’Union européenne et réservé sur le soutien à l’Ukraine. Une ligne qui pourrait peser sur les choix économiques du pays.
La coalition emmenée par Roumen Radev est arrivée largement en tête en Bulgarie, dans un pays épuisé par l’instabilité après huit élections en cinq ans. L’ancien président, souvent vu comme « pro-russe » a bâti sa campagne sur le rejet des élites et la promesse de remettre de l’ordre dans un système politique fragmenté.
Sur le papier, les fondamentaux économiques du pays ne sont pas mauvais : la croissance est attendue autour de 2,8 % cette année, selon le FMI, le chômage reste faible, la dette publique contenue, et la Bulgarie a rejoint la zone euro le 1er janvier 2026, devenant le 21e membre de la Zone euro.
Moscou en arrière-plan de l’économie bulgare
Mais la victoire de Roumen Radev relance une autre question : celle du rapport du pays à Moscou. L’ancien président a souvent critiqué la politique énergétique de l’Union européenne, ainsi que les montants investis dans le soutien militaire à l’Ukraine, au nom des intérêts économiques bulgares.
Le futur gouvernement devra donc gérer une équation délicate : préserver la stabilité économique tout en rassurant ses partenaires européens sur sa trajectoire géopolitique. Car au-delà de la croissance, la Bulgarie reste minée par la corruption, la faiblesse du niveau de vie et des institutions fragiles, autant de handicaps pour attirer durablement l’investissement.
Source:
www.france24.com

