Derniers articles

Annonce publicitairespot_img
AccueilSantéAVC (accident vasculaire cérébral) chez l'enfant : quels sont les signes ?

AVC (accident vasculaire cérébral) chez l'enfant : quels sont les signes ?

L’AVC chez l’enfant est une pathologie rare mais grave. En France, les données du Centre national de référence de l’AVC de l’enfant montrent qu’il peut entraîner des séquelles durables dans une proportion importante des cas. La reconnaissance rapide des symptômes et l’accès immédiat à une prise en charge spécialisée sont les éléments clés pour améliorer le pronostic.

Définition : qu’est-ce qu’un AVC chez l’enfant ?

Un AVC (accident vasculaire cérébral) survient lorsque le flux sanguin vers le cerveau est interrompu, soit par un caillot (AVC ischémique), soit par une rupture d’un vaisseau sanguin (AVC hémorragique).

À quel âge un enfant peut-il avoir un AVC ?

Le Centre national de référence de l’AVC de l’enfant (source 1) précise que ces événements peuvent survenir :

Dès la naissance (forme néonatale) ;
Pendant l’enfance ;
Jusqu’à l’adolescence.

Le mécanisme est similaire à celui de l’adulte, mais les causes sous-jacentes sont souvent différentes, ce qui rend le diagnostic parfois plus complexe.

AVC chez l’enfant en France : les chiffres à connaître

L’AVC peut arriver à tout âge et touche près de 1 000 enfants par an en France (source 2). Il s’agit d’une pathologie rare, mais dont l’impact est important sur le plan neurologique. Toujours selon ce centre expert, environ deux tiers des enfants présentent des séquelles, qui peuvent nécessiter une prise en charge prolongée en rééducation. Ces séquelles sont une des raisons pour lesquelles l’AVC de l’enfant est considéré comme une cause majeure de handicap acquis pédiatrique.

AVC chez l’enfant : quels sont les signes à connaître ?

Les symptômes de l’AVC chez le nourrisson

Chez le très jeune enfant, les symptômes sont souvent difficiles à identifier car ils ne ressemblent pas à ceux observés chez l’adulte. Le cerveau étant en développement, les manifestations peuvent être diffuses. On peut observer :

Des convulsions parfois isolées ou répétées ;
Une modification du tonus musculaire (hypotonie ou rigidité) ;
Des troubles de la vigilance ou une somnolence inhabituelle ;
Des mouvements anormaux ou asymétriques.

Selon les descriptions cliniques du Centre national de référence de l’AVC de l’enfant, ces signes sont souvent non spécifiques, ce qui explique un retard fréquent au diagnostic.

Les symptômes de l’AVC chez l’enfant

Chez l’enfant, les signes deviennent généralement plus évocateurs d’une atteinte neurologique localisée. On peut retrouver :

Une faiblesse brutale d’un bras ou d’une jambe ;
Une paralysie d’un côté du corps (hémiparésie) ;
Des troubles du langage (difficulté à parler ou à comprendre) ;
Une perte d’équilibre ou une instabilité soudaine ;
Des troubles visuels ;
Des céphalées brutales inhabituelles.

L’Inserm souligne que la survenue brutale de ces symptômes doit faire évoquer en priorité une urgence neurologique (source 3).

Suspicion d’AVC chez l’enfant : quand appeler les urgences ?

Toute suspicion d’AVC chez un enfant doit être considérée comme une urgence absolue. Il faut appeler immédiatement le 15 (Samu) en France ou le 112 en Europe. Même si les symptômes semblent transitoires, ils nécessitent une évaluation médicale immédiate.

Quelles sont les causes principales de l’AVC chez l’enfant ?

Contrairement à l’adulte, où les maladies cardiovasculaires et l’athérosclérose sont les principales causes, l’AVC de l’enfant est le plus souvent lié à des pathologies sous-jacentes. Selon l’Inserm et le Centre national de référence de l’AVC de l’enfant, les principales causes identifiées sont :

Les cardiopathies congénitales ;
Les troubles de la coagulation ;
La drépanocytose ;
Certaines infections sévères ;
Les malformations vasculaires cérébrales.

Dans certains cas, aucune cause précise n’est retrouvée au moment du diagnostic.

AVC chez l’enfant : comment est posé le diagnostic ?

Le diagnostic de l’AVC chez l’enfant repose sur une prise en charge hospitalière en urgence. L’examen de référence est l’IRM cérébrale, qui permet de visualiser précisément la zone touchée et de distinguer un AVC ischémique d’un AVC hémorragique. Un bilan complémentaire est généralement réalisé et comprend :

Des analyses sanguines pour rechercher un trouble de coagulation ;
Une exploration cardiaque pour identifier une cause embolique ;
Des examens neurologiques approfondis.

Le Centre national de référence de l’AVC de l’enfant insiste sur l’importance d’un diagnostic rapide, car le délai de prise en charge influence directement les séquelles à long terme.

AVC chez l’enfant : quel traitement et prise en charge ?

Le traitement dépend du type d’AVC et de sa cause.

Traitement et prise en charge de l’AVC ischémique

Des traitements anticoagulants ou antiagrégants selon les cas ;
La prise en charge de la cause sous-jacente ;
Une surveillance en milieu spécialisé.

Traitement et prise en charge de l’AVC hémorragique

La prise en charge peut nécessiter :

Une surveillance en réanimation pédiatrique ;
Un contrôle strict de la pression intracrânienne ;
Parfois une intervention neurochirurgicale.

Dans tous les cas, la rééducation est essentielle dès la phase initiale de récupération.

AVC chez l’enfant : quels sont les risques de séquelles ?

Selon les données du Centre national de référence de l’AVC de l’enfant, environ deux tiers des enfants présentent des séquelles. Ces séquelles peuvent toucher :

La motricité (faiblesse ou paralysie partielle) ;
Le langage ;
Les fonctions cognitives et scolaires ;
Parfois l’épilepsie secondaire.

L’évolution dépend fortement de la rapidité du diagnostic et de la prise en charge initiale.

AVC chez l’enfant : après l’AVC, où trouver de l’aide ?


Source:

www.santemagazine.fr

Articles similaires: