Elle s’en sort toujours bien. Il est plus de 14 heures en ce dimanche de Pâques, mais cette brasserie parisienne, proche de la gare du Nord, peut encore lui servir un burger frites, qu’elle mangera pendant notre rencontre. La veille, Avalon Emerson a fait salle comble au Badaboum, dans le 11e arrondissement, où elle jouait avec son groupe de pop. Elle s’est couchée tard, mais pas aussi tard que lorsqu’elle mixait des nuits entières à Berlin. Célèbre pour ses DJ sets expansifs, l’Américaine de 37 ans est venue en France défendre son deuxième album, publié sous le nom d’Avalon Emerson & the Charm, Written into Changes, sorti vendredi 20 mars.
Depuis quelques années, elle a cédé à son envie d’explorer d’autres dimensions musicales, délaissant un peu les basses profondes des clubs pour des mélodies plus douces. Ce revirement dans une carrière pourtant installée s’explique en partie par un virus nommé « SARS-CoV-2 ». En 2020, quand tous les clubs de la planète ferment leurs portes, Avalon Emerson est une DJ reconnue : voilà six ans qu’elle a quitté son job de programmeuse informatique dans la Silicon Valley, en Californie, pour Berlin, en Allemagne. Sa passion pour la pop, entretenue depuis toujours par une famille de mélomanes, l’avait déjà amenée derrière les platines, à l’occasion de quelques soirées dans des entrepôts désaffectés de San Francisco. Elle se trouve plus douée pour enchaîner des morceaux dansants que pour multiplier les lignes de code.
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Source:
www.lemonde.fr

