Salut Aarav! Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Salut! Je m’appelle Aarav Mehra, étudiant en deuxième année de BBA LLB au Army Law College de Pune. Je viens d’un milieu militaire : mon père a servi dans le corps médical de l’armée et nous avons grandi dans différentes villes. Cette éducation m’a inculqué un profond sens de la discipline et de l’adaptabilité.
J’ai obtenu un score de 98,2 centile au MH-CET, ce qui m’a conduit ici à l’ALC. Outre mes études, je suis un sportif dévoué, capitaine de l’équipe de football universitaire et un participant actif aux tournois interuniversitaires.
Qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre des études en droit ?
Le droit a toujours été sur mon radar. J’avais l’habitude de participer à des débats scolaires et à des Model UN, ce qui m’a donné un aperçu du pouvoir de l’articulation et du raisonnement structuré.
Cependant, ce n’est que lorsque j’ai vu mon oncle, un avocat pénaliste en exercice, défendre une affaire bénévole que j’ai réalisé le genre de changement qu’un professionnel du droit peut apporter. Ce moment m’a scellé. Je savais que je ne voulais pas seulement une carrière ; Je voulais construire une vie pleine d’impact et de sens.
Qu’est-ce qui vous a attiré au Army Law College de Pune ?
Plusieurs choses. Premièrement, l’institution est soutenue par l’Army Welfare Education Society, ce qui m’a donné confiance dans ses valeurs et sa vision à long terme. Deuxièmement, l’environnement disciplinaire, bien que difficile, m’a aidé à devenir plus concentré et à mieux respecter le temps. Enfin, la diversité des étudiants de partout au pays crée un environnement d’apprentissage unique. Nous venons peut-être de différents États, mais nous partageons un même badge : ALC.
Quelles ont été certaines de vos réalisations les plus significatives jusqu’à présent ?
Outre mon score au MH-CET, je dirais que mener notre équipe de football aux demi-finales d’un tournoi universitaire national inter-droit a été un moment de fierté. Sur le plan académique, j’ai obtenu le deuxième poste au cours de mon semestre et j’ai également fait partie du comité de rédaction étudiant qui a aidé à rédiger notre toute première revue de droit. Ces contributions peuvent paraître minimes, mais dans un jeune collège comme le nôtre, ce sont des contributions fondamentales.
Y a-t-il des revers ou des défis majeurs en cours de route ?
Certainement. La première année a été particulièrement difficile : s’adapter à la vie en auberge, gérer un emploi du temps serré, se réveiller à 5 heures du matin pour le TP et suivre des cours jusqu’à 14 heures. Cela ressemblait parfois plus à un camp d’entraînement qu’à une université ! Mais avec le temps, je me suis adapté. L’astuce consistait à adopter la structure plutôt que d’y résister.
De plus, concilier sport et études s’avère délicat. J’ai manqué des cours pour les tournois, donc rattraper ceux-ci par l’auto-apprentissage était une tâche constante.
Comment gérez-vous votre temps entre les études, les sports et les engagements personnels ?
Je vis grâce à Google Agenda ! (rires) Mais sérieusement, le blocage du temps est ma méthode de prédilection. Je consacre des horaires fixes à la lecture de la jurisprudence, au travail sur des missions et à la formation. Je pratique également la règle des 90/20 : 90 minutes de travail ciblé suivies d’une pause de 20 minutes. Cela m’a énormément aidé.
Qui a été votre plus grand soutien tout au long de ce voyage ?
Mon frère aîné. Il sert actuellement dans l’armée indienne et est mon modèle depuis mon enfance. Sa discipline et son courage me motivent au quotidien. Sur le campus, mon aîné du conseil des sports, Raghav Sir, a été un véritable mentor. Il m’a aidé à concilier performance et responsabilités.
Quelle est votre vision pour vous dans 10 ans ?
C’est une question profonde. Dans 10 ans, j’espère avoir réussi l’examen des services judiciaires et exercer les fonctions de juge dans un tribunal de district. Mon rêve est de participer un jour aux réformes judiciaires en Inde, notamment en ce qui concerne les mécanismes de procès rapides.
J’espère également participer à des initiatives locales d’éducation juridique, en particulier dans les régions mal desservies. Je veux que le droit semble accessible à tous, pas seulement aux privilégiés.
Comment l’Army Law College a-t-elle contribué à votre croissance ?
D’innombrables manières. La structure serrée m’a appris la discipline du temps. Le corps professoral, en particulier nos professeurs de droit constitutionnel et de méthodes juridiques, ont joué un rôle important dans le développement de mes compétences analytiques. En outre, les initiatives menées par les étudiants, depuis la formation en plaidoirie jusqu’aux camps d’aide juridique, offrent une exposition pratique que de nombreux collèges établis mettent des années à mettre en place.
Quel est votre message pour les futurs étudiants ou aspirants ?
N’attendez pas pour vous sentir prêt. Rejoignez des comités, assistez à des séminaires, organisez des événements : l’expérience est le meilleur professeur. Ne considérez pas non plus le droit comme une simple carrière ; c’est un outil de service. Plus tôt vous comprendrez cela, plus votre voyage aura du sens.
Quel est le moment à l’ALC que vous n’oublierez jamais ?
Le jour où notre équipe de football a battu l’un des meilleurs NLU aux tirs au but. Toute l’auberge est venue nous encourager. Ce moment m’a fait réaliser à quoi ressemble une communauté. Il ne s’agit pas de briques ou de bâtiments ; c’est une question de personnes et de but.

























