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AccueilSécurité & JusticeÀ Paris, brassage et rencontre entre étudiants africains

À Paris, brassage et rencontre entre étudiants africains [1/3]

Premier épisode de notre série de reportages sur les étudiants africains qui viennent poursuivre leurs études en France. Une aventure qui permet le brassage culturel continental, car à l’occasion de leur séjour en France, de nombreux étudiants africains font connaissance sur les campus avec d’autres cultures, d’autres traditions, notamment culinaires, et découvrent d’autres parties du continent.

Un reportage de Bokar Tall, 

Audrey et Maïmouna sont étudiantes en master 2 d’histoire à l’université d’Évry Paris-Saclay. Elles viennent du Cameroun et de Côte d’Ivoire. Cela fait bientôt un an qu’elles partagent la même résidence avec d’autres étudiants africains. « Je me sentais en famille parce que je me disais que j’avais des gens avec qui parler, j’avais des personnes qui, si j’ai un souci, si je suis malade, peuvent appeler les ambulances parce qu’une fois, j’ai chuté ici, c’est eux qui ont appelé l’ambulance, se rappelle Audrey. Donc, déjà, c’est rassurant par rapport à d’autres colocations où les gens ne se calculent vraiment pas. Je pense que cette maison, c’est une grâce. On est vraiment comme des frères, comme des sœurs. »

Pour Maïmouna Sylla, cette cohabitation entre étudiants africains permet de découvrir la culture et les réalités d’autres pays du continent, ce qu’elle n’aurait pas pu faire, estime-t-elle, si elle était restée dans son pays : « Je n’aurais pas appris autant de choses que ce que j’ai appris en étant ici, j’ai vu beaucoup de choses, beaucoup de plats, j’ai mangé beaucoup de choses, se réjouit-elle. Tout le monde fait son plat ici et on le mange. On découvre, on parle de la culture de chacun. »

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Connaître tout un continent sans se déplacer

Domba Aziz est étudiant en master 2 en management du sport à Amos Business School. Il vit à la résidence de la Fondation Lucien Paye de la Cité universitaire internationale de Paris. « Je suis un exemple typique de brassage parce que depuis mon arrivée, j’ai connu pas mal d’Africains, témoigne l’étudiant. Celui que j’ai le plus en mémoire, c’est mon voisin de chambre à Paris, dans le 14ᵉ, qu’on appelait Ousmane Sow. Grâce à lui, j’ai découvert une cérémonie religieuse sénégalaise. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que la cuisine était tenue par des hommes. Je me suis rapproché aussi des Béninois et il y a un peuple que j’ai découvert, les Gabonais, côté culturel, musical… Du coup, en venant ici pour les études, ça a été vraiment un package, j’ai pu connaître tout un continent, on peut dire, en partie, sans se déplacer, sans aller dans ces pays-là. »

Je souhaite à chacun de vivre cette expérience, ajoute Aziz, car des histoires naissent de ces rencontres entre étudiants africains vivant en France. Un enrichissement sur le plan culturel, linguistique et social qui s’ajoute à l’apprentissage dans les amphithéâtres.

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Source:

www.rfi.fr