Martine Mergeay raconte son départ de La Libre en se remémorant une première expérience marquante: la première fois qu’elle a signé une chronique pour le journal, elle écrivait en tremblant et a travaillé jusqu’à 21h devant un ordinateur, convaincue que la police viendrait le lendemain. Cette confidence, livrée au moment de sa séparation du titre, souligne l’intensité émotionnelle qui a accompagné ses débuts dans la presse musicale.
La chroniqueuse, spécialisée dans la critique musicale, a décrit ce souvenir comme un moment fondateur de sa carrière: la combinaison d’appréhension et d’engagement qui a guidé ses premiers textes. Elle a évoqué la peur qui l’a poussée à poursuivre l’article tard dans la soirée, une peur si vive qu’elle craignait des répercussions immédiates. Ce souvenir a été présenté comme une anecdote personnelle, relatée à l’occasion de son départ et sans autre précision factuelle sur les circonstances extérieures à l’atelier rédactionnel.
Le récit de Martine Mergeay met en lumière des conditions psychologiques souvent invisibles derrière les chroniques culturelles: la tension de la prise de parole publique, la vulnérabilité face à l’inédit et la nécessité de tenir des délais. Pour les lecteurs et les acteurs du monde de la musique, ce témoignage éclaire la part d’humain qui sous-tend la critique spécialisée. Il invite également à réfléchir aux rythmes de production et aux pressions qui pèsent sur les contributeurs des journaux contemporains, sans faire d’affirmations sur des causes externes non précisées par la chroniqueuse.
En tournant cette page, Martine Mergeay laisse derrière elle une trajectoire inscrite dans les colonnes d’un titre qui a accueilli sa plume. Son souvenir d’un premier article écrit «en tremblant» sert de point d’appui pour saisir l’expérience quotidienne des journalistes culturels et questionner, avec réserve, les conditions de travail au sein de la presse. Le récit, sobre et personnel, conclut une étape professionnelle tout en offrant au public une fenêtre sur les émotions qui accompagnent la construction d’une voix critique.


