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1ᵉʳ-Mai : le groupe Ecologiste saisit le Conseil d’Etat et accuse Sébastien Lecornu d’« abus de pouvoir »

Après le syndicat SUD, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a annoncé, mardi 28 avril, avoir à son tour déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre les annonces du premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le 1er-Mai, qu’ils accusent d’« abus de pouvoir ».

Une audience se tiendra mercredi à 11 heures au Conseil d’Etat. La députée Danielle Simonnet, membre du groupe écologiste, s’y rendra et s’attend ensuite à une décision avant vendredi 1er mai, a-t-elle déclaré à l’Agence France-Presse (AFP).

Il y a un peu moins de deux semaines, M. Lecornu avait annoncé que les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler à l’occasion du 1er-Mai, jour férié et chômé. Le chef du gouvernement avait précisé qu’une « instruction » serait « donnée à l’ensemble des services de l’Etat » en ce sens.

« Un piétinement du Parlement »

Il s’agissait d’une solution d’urgence après qu’une proposition de loi visant à élargir le travail le 1er-Mai avait suscité une forte opposition des syndicats et des menaces de censure du gouvernement. Ce dernier avait finalement repoussé l’examen du texte.

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« Quatre jours plus tard, Sébastien Lecornu a annoncé sur le perron de Matignon ce que le Parlement ne lui avait pas accordé », dénonce le groupe Ecologiste et social dans un communiqué. « C’est un contournement délibéré de la représentation nationale, une atteinte frontale à la séparation des pouvoirs, un piétinement du Parlement. »

« Le gouvernement s’en est pris à l’inspection du travail, en lui donnant pour instruction de ne pas verbaliser », alors que les inspecteurs « témoignent déjà de consignes contradictoires entravant leurs contrôles », ajoute le communiqué.

« Le 1er-Mai, les salariés doivent soit rester chez eux »

Dans le détail, deux recours, l’un en référé-suspension et l’autre au fond, ont été déposés devant le Conseil d’Etat. Le syndicat SUD commerces et services a également annoncé avoir déposé dimanche deux requêtes, dont une en référé-suspension. L’audience mercredi portera à la fois sur le recours du syndicat et celui du groupe écologiste, selon Mme Simonnet.

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Mardi matin, la cheffe des députés « insoumis », Mathilde Panot, s’est aussi insurgée contre les annonces du premier ministre. « Nous ne sommes pas d’accord sur le fait qu’en République, un premier ministre puisse décider que la loi puisse être jetée à la poubelle selon son bon vouloir », a-t-elle déclaré en conférence de presse. « Le 1er-Mai, les salariés doivent soit rester chez eux, (…) soit encore mieux venir manifester pour des droits nouveaux. »

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr