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EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël bombarde le sud du Liban malgré le cessez-le-feu, le Qatar craint un « conflit gelé » dans le Golfe

Un navire pleinement chargé en gaz naturel liquéfié quitte pour la première fois le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre

La première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, il y a deux mois, a traversé le détroit d’Ormuz pour quitter le golfe Persique, selon le cabinet spécialisé dans le suivi des flux de matières premières Kpler.

Selon les données de Kpler, consultées mardi par l’Agence France-Presse et Bloomberg, le méthanier Mubaraz, contrôlé par la compagnie pétrolière nationale émiratie Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), est sorti du Golfe courant avril avec 132 890 m³ de GNL à son bord, via ce passage qui voit transiter quelque 20 % du commerce mondial de GNL en temps de paix.

« Il est possible qu’il ait réussi à franchir le détroit durant le week-end des 18-19 avril, lorsque plusieurs navires, dont sept méthaniers, ont tenté de passer », mais la date n’est pas encore confirmée, a déclaré, dans une note, Charles Costerousse, analyste chez Kpler. Avant le Mubaraz, le Sohar LNG était le seul méthanier à avoir franchi le détroit depuis le 1er mars, mais il naviguait à vide ou très faiblement chargé.

Le Mubaraz — qui a chargé une cargaison depuis l’installation de Das Island de Adnoc aux Émirats arabes unis au début du mois de mars — se trouve désormais au large de la pointe sud de l’Inde, selon Bloomberg. Le navire était resté à l’arrêt dans le golfe, puis a cessé d’émettre un signal autour du 31 mars, avant de réapparaître le 27 avril à l’ouest de l’Inde. À ce stade, le Mubaraz indique comme destination un terminal en Chine, avec une arrivée estimée autour du 15 mai.

Adnoc, qui possède le navire par le biais d’une filiale, a affirmé dans un courriel adressé à Bloomberg qu’elle ne commentait pas la position, les mouvements ou les itinéraires de ses navires. Il est courant que les bateaux coupent leurs transpondeurs en traversant le détroit d’Ormuz afin de ne pas être détectés, et les données de suivi peuvent également être brouillées ou modifiées.


Source:

www.lemonde.fr