Samedi 25 avril 2026, des coups de feu ont retenti à proximité
du dîner des correspondants de la Maison Blanche, à Washington. Un
homme de 31 ans, armé d’un fusil et d’un pistolet, a tenté de
forcer un accès au palace, entraînant l’évacuation précipitée de
Donald Trump par le Secret Service. Un policier a été blessé, aucun
invité tué, mais l’incident a bousculé les plans d’une visite
d’État très attendue.
Cette visite, c’est celle de
Charles III et de la reine Camilla, attendus du 27
au 30 avril pour une visite d’État aux
États-Unis. Après une journée de consultations, Buckingham
Palace a assuré que le déplacement serait maintenu : « À la
suite de discussions menées tout au long de la journée de part et
d’autre de l’Atlantique, et agissant sur les conseils du
gouvernement, nous pouvons confirmer que la visite d’État de Leurs
Majestés se déroulera comme prévu », a indiqué le palais. Toute
la planification sécuritaire a toutefois été passée au crible.
Après la fusillade de Washington, la sécurité
de Charles III passée au crible
Dès la nuit de l’attaque, Buckingham Palace a indiqué que le roi
était « tenu pleinement informé des développements ». Un
porte-parole du palais a précisé qu' »un certain nombre
de discussions auront lieu tout au long de la journée avec
nos collègues américains et nos équipes respectives pour déterminer
dans quelle mesure les événements de samedi soir peuvent ou non
avoir une incidence sur la planification opérationnelle de la
visite ».
Pour le gouvernement britannique, le signal est clair. Sur Sky
News, Darren Jones, secrétaire en chef au Trésor, a assuré que
« comme vous pouvez l’imaginer, le gouvernement et le
palais prennent la sécurité de Sa Majesté très au sérieux,
et de vastes discussions étaient déjà en cours, qui se poursuivront
dans les prochains jours ». Le même responsable a indiqué sur
la BBC qu' »il y aura une sécurité appropriée en place par
rapport au niveau de risque », message relayé par The Guardian,
tandis que Downing Street évoque un travail étroit avec les
autorités américaines.
Un programme américain à hauts risques
pour Charles III et Donald Trump
Le roi doit passer quatre jours entre Washington, New York et la
Virginie, pour marquer le 250e anniversaire de l’indépendance
américaine. Au programme : entretien privé avec Donald Trump,
banquet d’État à la Maison Blanche et cérémonie de dépôt de gerbe
au mémorial du 11-Septembre, en hommage aux 67 Britanniques parmi
les près de 3 000 victimes.
Le contexte politique alourdit encore l’équation sécuritaire.
Les relations entre Londres et Washington sont déjà
crispées par la guerre en Iran et par des piques répétées
de Donald Trump contre Keir Starmer, tandis que Charles III est
contesté au Royaume-Uni sur sa gestion du scandale Jeffrey Epstein.
Toutefois, avec le maintien du voyage et un discours de calme,
Buckingham Palace cherche à préserver l’image d’une monarchie
imperturbable. Et ce, tout en adaptant discrètement un dispositif
de sécurité déjà très encadré autour du couple
royal.
Source:
www.closermag.fr

