Le rugby nippon veut donner plus de visibilité aux Japonais de naissance. Les joueurs étrangers naturalisés, victimes de la réforme annoncée il y a près d’un an par les instances fédérales, se voient désormais exclus des terrains malgré leurs exploits au service des Brave Blossoms, l’équipe nationale nippone. « Je me sens trahi. Ce sont des racistes qui ont établi ces règles. Je ne pensais pas que le Japon ferait une chose pareille », ne décolère pas Isileli Nakajima, joueur d’origine tongienne comptant neuf sélections sous le maillot rouge et blanc.
Le puissant pilier des Kobelco Kobe Steelers fait partie des 27 joueurs qui ont déposé le 20 avril une plainte auprès de la commission de la concurrence (FTC). Comme lui, Hendrik Tui, qui va quitter le club des Urayasu D-Rocks, ou encore Lomano Lava Lemeki, celui des Mie Honda Heat, jugent la réforme menée par la Ligue japonaise de rugby (JRLO) attentatoire à la législation antimonopole. De fait, précise Seiji Makino, avocat spécialisé du droit du sport, le nouveau système constitue « un abus de position dominante et un traitement discriminatoire ».
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Source:
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