Un fils cadet de roi installé en Californie a choisi Kyiv pour
interpeller les puissants. En visite de deux jours en Ukraine, le
23 avril 2026,
ce prince britannique a appelé Vladimir Poutine à « mettre fin à
cette guerre » et réclamé plus d’efforts à Washington. Son
discours au Kyiv Security Forum arrive alors que son visa
américain est déjà contesté par la droite trumpiste.
Ce fils de Charles III n’est autre que le prince
Harry, duc de Sussex, installé à Montecito avec Meghan
Markle. Selon Reuters, il a jugé à Kyiv qu’il était « le moment
pour les États‑Unis de faire preuve de leadership », tout en
assurant : « Je ne suis pas ici comme homme politique
mais comme soldat, humanitaire et ami de l’Ukraine ».
De quoi nourrir des scénarios de représailles visant sa vie
américaine.
Une prise de position du prince Harry en Ukraine qui casse la
neutralité royale
Ancien officier en Afghanistan et fondateur des Invictus Games,
le prince Harry revendique un rôle de soldat
et d’humanitaire. Son appel direct à Vladimir Poutine et son rappel
des obligations de traités pour les États‑Unis vont pourtant plus
loin que les messages prudents habituels de la famille royale. Pour
un Windsor dépendant d’un visa délivré par Washington, ce ton
prescriptif change la donne.
Le président Donald Trump, interrogé dans le
Bureau ovale et cité par The Daily Beast, a déjà
moqué le couple et affirmé que Harry « ne parle pas pour le
Royaume‑Uni ». Voir un prince étranger sermonner la
Maison‑Blanche alimente le ressentiment du camp MAGA. Chaque phrase
prononcée à Kyiv est dès lors lue aussi comme un geste dans la
bataille politique américaine.
Visa américain de Prince Harry : une arme politique déjà
prête
Depuis 2023, la Heritage Foundation tente d’obtenir le dossier
migratoire de Prince Harry, en s’appuyant sur ses
aveux de consommation de drogues dans Spare. Selon
VisaVerge, le Department of Homeland Security a publié le 18 mars
2025 plus de 80 pages liées à sa demande de visa et indiqué
qu’aucune irrégularité ni traitement de faveur n’avait été
établi. Les conservateurs contestent cette position et
restent prêts à relancer l’offensive.
Pour le commentateur Richard Palmer, cité par The Mirror et Geo
News, ce discours en Ukraine « a en quelque sorte lancé
un défi aux États‑Unis, et cela ne plaira pas du tout à
Trump ». Il estime aussi que « le mouvement MAGA
n’aime pas Harry et Meghan, donc cela ne fera sans doute
qu’aggraver les choses à cet égard. Cela pourrait bien être un peu
inconfortable pour Harry à cause de la question du visa ».
Archie, Lilibet et Meghan Markle :
quels risques concrets aux États-Unis ?
Le couple vit à Montecito avec Archie, né au Royaume‑Uni, et
Lilibet, née en Californie et citoyenne américaine comme sa mère
Meghan Markle. Même si le visa américain d’Harry
était un jour contesté, le droit migratoire n’impose pas
l’expulsion de sa famille et le Department of Homeland Security n’a
engagé aucune procédure. Les risques paraissent plus sérieux pour
l’image et les affaires : Geo News évoque un rêve hollywoodien
fragilisé pour Meghan, tandis que sa marque American Riviera
Orchard doit séduire un public déjà polarisé entre soutien à
l’engagement ukrainien et électeurs MAGA hostiles.
Source:
www.closermag.fr

