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Tchernobyl : la radioactivité demeure plus élevée dans certaines régions françaises, quarante ans après la catastrophe

Quatre décennies après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, certaines régions françaises présentent encore des niveaux de radioactivité légèrement supérieurs à la moyenne nationale, a annoncé, jeudi 23 avril, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).

Ces « zones de rémanence élevée » (ZRE) concernent les Vosges, l’Alsace, l’est de la Corse, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques, liste l’ASNR.

Les traces radioactives, issues à la fois de l’accident de Tchernobly, le 26 avril 1986 et des anciens essais nucléaires atmosphériques – de 1945 à 1980 –, se retrouvent principalement dans les sols, les pâturages et certaines productions animales comme le lait, les fromages ou la viande bovine, précise l’autorité compétente dans un communiqué.

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Des « niveaux élevés » pour les champignons et viandes de gibier

Elle souligne, dans certains cas, une baisse progressive des concentrations au fil des décennies : l’ASNR constate une « diminution des concentrations de césium 137 et de strontium 90 », éléments chimiques radioactifs, notamment dans les sols, le lait et la viande bovine.

En revanche, les denrées forestières, comme les champignons et les viandes de gibiers, peuvent conserver « des niveaux élevés de césium 137 durant des années ». Dans les forêts concernées, la radioactivité « présente une très grande variabilité spatiale, y compris à l’échelle d’une même commune », précise encore l’ASNR.

Il n’y a, en revanche, pas de différence perceptible entre des denrées agricoles telles que les légumes-feuilles, la pomme de terre ou le blé issues de ZRE et des équivalents du reste du territoire.

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Une exposition qui reste très faible

Dans un rapport publié en 2025, l’ASNR estimait qu’en 2020, la « dose efficace moyenne due aux retombées de l’accident de Tchernobyl » en France était « de l’ordre de 1 microsievert par an » pour un adulte résidant en ville, travaillant en intérieur et ne consommant pas de champignons sauvages ou de gibiers.

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Mais cette dose pouvait monter jusqu’à 20 microsieverts sur les communes où les dépôts radioactifs de mai 1986 ont été les plus importants, « si la personne passe plusieurs heures par jour » dans « des espaces naturels ou boisés ».

La valeur limite d’exposition aux rayonnements ionisants est de 1 millisievert (soit 1 000 microsieverts) par an pour le grand public, selon le site de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). En guise de comparaison, un aller-retour Paris-New York en avion représente une exposition de 80 microsieverts et une radio du thorax, de 58 microsieverts, selon l’INRS.

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr