C’est un fantasme d’automobiliste qui a la vie dure. Monter dans son bolide et traverser la France d’une traite ; 1 000 kilomètres ou presque sans s’arrêter à la pompe ou à une quelconque borne électrique. Un Paris-Marseille avalé en une nuit… Cette façon d’utiliser sa voiture a beau être dangereuse, invivable en famille et ultra-minoritaire, cette envie de très longs trajets demeure un critère majeur pour de nombreux acheteurs. Un désir venu du temps où le diesel était dominant, mais bridé dans l’ère actuelle, celle de l’énergie chère et de la voiture électrifiée.
De nos jours, seules les hybrides (dotées d’un double moteur, à essence + électrique à batterie, éventuellement rechargeable) paraissent proposer une alternative à la grande routière diesel à la papa. Les contraintes de la recharge (une bonne vingtaine de minutes pour redonner la capacité de faire 300 à 400 kilomètres) associées à la peur de la panne électrique sur long trajet ont détourné une majorité d’acheteurs de la voiture 100 % électrons.
Selon une étude menée en juin 2025 par Harris Interactive pour le gestionnaire de réseau de recharge Driveco, les automobilistes français restaient sceptiques sur l’adoption d’une voiture électrique, considérant qu’une autonomie correcte devrait avoisiner les 650 kilomètres.
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Source:
www.lemonde.fr

