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Le français de France est-il “le bon” ? À la Sorbonne, Kev Lambert “renverse” le préjugé

Debout sur la scène du grand amphithéâtre Richelieu, dans l’enceinte historique de la Sorbonne, Kev Lambert entame sa présentation en revenant sur la genèse de ses principaux romans. Elle passe rapidement aux questions, sans s’attarder sur sa biographie : son auditoire l’a déjà longuement étudiée.

Face à la Québécoise, sur les bancs de bois – notoirement inconfortables – de l’amphithéâtre, 300 étudiants en littérature se préparent à la cribler de questions, composées à l’avance avec leurs enseignants. Inscrits à un cours obligatoire pour l’obtention de leur licence, l’équivalent français du baccalauréat [québécois], ils se penchent depuis trois mois déjà sur Querelle de Roberval, premier succès de l’autrice en France, qui y a ensuite gagné un prix Médicis pour Que notre joie demeure, en 2023.

“Le roman a servi de base à notre cours d’analyse de discours”, précise l’universitaire Edoardo Cagnan, le maître de conférences responsable du cours. “Le but est d’analyser l’utilisation subjective de la langue dans le texte, en utilisant beaucoup de notions de sociologie.”

Avec son récit ancré dans la lutte syndicale et sa narration à plusieurs voix, explique l’universitaire, Querelle de Roberval constituait un socle pour l’examen sur ces sujets. En marge des cours magistraux, les étudian

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Le Devoir (Montréal)

Henri Bourassa publie en 1910 le premier numéro du Devoir, en promettant d’en faire un journal “d’opinion” et “d’échange d’idées” pour raviver la fibre nationaliste des Canadiens français. Aujourd’hui, le dernier quotidien indépendant du Québec jouit d’une solide réputation, même si sa diffusion est restreinte. Plutôt souverainiste.

Le Devoir paie cher sa volonté de ne faire partie d’aucun conglomérat de presse : la menace de faillite est récurrente, ses effectifs rédactionnels sont limités et il ne touche que 3 % de l’ensemble du lectorat. Cette situation n’a pas empêché la Society of News Design de donner, en 1994, au Devoir le titre de “plus beau quotidien au monde”.

A l’image de l’édition papier, le site a de l’allure. La navigation d’une section à l’autre est facile et, fait rare, la publicité est discrète.

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www.courrierinternational.com