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AccueilLifestyleDivertissementLouis Garrel : sa fille Oumy victime de racisme, il se confie

Louis Garrel : sa fille Oumy victime de racisme, il se confie

À l’affiche de Juste une illusion, le nouveau
long-métrage d’Olivier Nakache et Éric Toledano sorti le 15 avril
2026, Louis Garrel a accordé un entretien au podcast Aura,
animé par Audrey Crespo-Mara. L’occasion pour l’acteur de se
confier, avec une franchise inhabituelle, sur les discriminations
raciales que subit Oumy, sa fille adoptive d’origine
sénégalaise.

« Tu ne peux pas comprendre » : le fossé d’une expérience
impossible à partager

Louis Garrel et Valeria Bruni-Tedeschi ont adopté Oumy en mars
2009, alors que le bébé n’avait que quatre mois. Aujourd’hui âgée
de 17 ans, la jeune femme n’a pas attendu longtemps pour trouver
ses marques dans le monde artistique : elle a fait ses premiers pas
à l’écran dans Neneh Superstar, où elle incarnait une
jeune danseuse confrontée aux préjugés au sein de l’Opéra de
Paris.

Dans la réalité, toutefois, le vécu de l’adolescente est bien
plus lourd. C’est ce que
son père a tenu à rapporter sans détour. « Elle me dit ‘tous
les jours j’y pense. Je pense au fait que je suis noire' »,
a-t-il confié.

Il évoque souvent des « petits trucs » ou un « truc
d’atmosphère » — ces formes insidieuses de discrimination que
l’on qualifie de racisme ordinaire — qui rappellent sans cesse à
Oumy sa différence dans l’espace public. Lorsqu’il a tenté
d’aborder le sujet avec elle, la réponse a été sans appel : « Tu
ne peux pas comprendre », lui a glissé sa fille, soulignant le
décalage irréductible entre leurs vécus respectifs.

En Italie, une situation décrite comme
« un enfer »

Louis Garrel ne s’est pas arrêté là. Il a également évoqué la
situation de sa fille en Italie, où Oumy réside actuellement avec
sa mère, Valeria Bruni-Tedeschi. Le constat est sévère :
l’acteur qualifie le quotidien de l’adolescente sur le sol
transalpin « d’enfer ». En cause, des réflexes discriminatoires qui
se manifestent de façon concrète : « Elle parle italien, elle a
appris au lycée… Les gens lui répondent en anglais ! Ça la rend
folle », rapporte-t-il.

De son point de vue, nos voisins italiens lui semblent
« encore plus loin que nous » sur ces questions de société.
L’acteur, par ailleurs, pointe une forme d’autocensure collective :
« On est tenté de dire que ça a un peu avancé parce qu’on se
sent un peu coupable », reconnaît-il. Une manière de souligner
que la bonne conscience ne suffit pas face à la réalité du
terrain.

Le témoignage de Louis Garrel rappelle ainsi que le racisme
ordinaire touche tous les milieux, y compris les plus exposés
médiatiquement — et que reconnaître ses propres limites face à
cette réalité reste, en soi, un premier pas.


Source:

www.closermag.fr