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Guerre au Moyen-Orient: un retour rempli de tristesse pour les déplacés du Sud-Liban

Au deuxième jour de la très fragile trêve entre le Liban et Israël, les déplacés reviennent dans le sud par centaines de milliers. De longues files d’embouteillages se sont formées le long de l’autoroute côtière qui mène au sud du Liban. Mais ce retour reste fébrile et suspendu à la consolidation du cessez-le-feu et aux négociations entre le Liban et Israël.

Publié le : 18/04/2026 – 20:29


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Avec notre envoyée spéciale dans le sud du Liban, Sophie Guignon

Des files de voitures jusqu’à l’horizon. Des familles entières s’entassent dans les véhicules chargés des valises de l’exil. Sur les toits, des matelas et même des lits.

Mayssa el-Amir revient à Tyr avec ses trois enfants. « Je ne peux pas décrire ce que je ressens, je suis heureuse, mais je sens comme un poignard dans mon cœur, je suis peinée pour les jeunes du Sud, le sang qui a coulé, les gens qui ont perdu leur maison, nous sommes heureux, mais avec la gorge nouée », confie-t-elle.

Saut dans l’inconnu

C’est un immense saut dans l’inconnu. Beaucoup ne savent pas dans quel état ils vont retrouver le sud, leur village, leur maison. Leur peur est de retrouver leurs souvenirs, leur vie d’avant gisant dans les ruines. 

D’autres savent qu’ils n’ont plus de toit, comme Fadi et Rodayna, dont les larmes coulent derrière les lunettes de soleil : « On va dormir dans les ruines. Les larmes de ma femme, c’est la dignité et l’honneur parce que la terre du Sud lui a beaucoup manqué. Ce sont des larmes d’émotion. »

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« Si le Hezbollah n’existait pas, il n’y aurait plus de Liban »

Un retour à zéro qui n’empêche pas le Hezbollah de gagner en popularité. Mohamad, en moto, brandit le drapeau du parti milice.

« Même si je dois dormir à la rue, ça m’est égal, l’important c’est de revoir les miens, mon village, ma famille, mes voisins », assure-t-il. « Si le Hezbollah n’existait pas, il n’y aurait plus de Liban. Si les hommes du Hezbollah n’étaient pas là, les Israéliens seraient là où on est maintenant. Ils défendent notre dignité, nos familles. »

Ce retour reste fragile. Beaucoup sont venus revoir leur maison, récupérer des affaires mais ne passeront pas la nuit dans le Sud. Dans la bande frontalière, Israël continue de raser des villages entiers.

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Source:

www.rfi.fr