Les trois chemins semblent mener à lui. Mais, quand l’un offre un raccourci à Bruno Retailleau, les deux autres l’obligent à un (léger) détour. La destination finale, espérée, reste l’Elysée, cette terra incognita depuis 2012 pour la droite française. Dimanche 19 avril au soir, le président du parti Les Républicains (LR) sera probablement adoubé par ses adhérents.
Si trois options leur sont proposées dès samedi pour arrêter le mode de désignation de leur candidat à l’élection présidentielle de 2027, l’une a le mérite de la facilité : la désignation directe du président du parti. Quand un proche de son rival, Laurent Wauquiez, se désole déjà d’un « score nord-coréen en faveur de Retailleau », l’entourage de ce dernier tente de ménager le suspense avec les deux autres options : une primaire réservée aux adhérents, ou bien élargie aux sympathisants. Le chef de file des députés LR en a choisi une quatrième : « Je voterai blanc car c’est un choix de dupes qui est proposé » a-t-il annoncé mercredi sur France Inter.
« Rien n’est joué », veut-on croire. Mais, en cas de primaire (à laquelle seuls des candidats LR pourront se présenter), celle-ci aura lieu en juin au plus tard. « On ne va pas s’éterniser, surtout s’il n’y a pas personne face à Retailleau », coupe un cadre du parti. Si le présidentiable est loin d’être une denrée rare chez Les Républicains, personne n’imagine Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou Michel Barnier défier Bruno Retailleau.
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