Des piles de livres au sol, des photos de famille sur des guéridons, de beaux tableaux au mur… L’adresse londonienne où habite et travaille l’historien Andrew Lownie est un havre lumineux et calme malgré sa localisation : en plein cœur de Westminster, près de Buckingham Palace et de Downing Street. Ce Britannique de 64 ans à la voix suave est l’auteur d’une biographie décapante de l’ex-prince Andrew, frère cadet du roi Charles III.
Paru en août 2025, Entitled : The Rise and Fall of the House of York (« Se croire tout permis. L’ascension et la chute de la maison York », HarperCollins, non traduit) est l’un des ouvrages les plus incisifs jamais écrits sur la famille Windsor et a contribué, avec les révélations de janvier dans le cadre des « Epstein Files », à la disgrâce totale de l’ex-duc d’York.
Arrêté en février par la police, qui le soupçonne de « mauvaise conduite dans l’exercice de [ses] fonctions » pour avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel Jeffrey Epstein quand il était représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce international et l’investissement, entre 2001 et 2011, Andrew Mountbatten-Windsor n’a pas été mis en examen à ce stade.
Libre mais toujours sous le coup d’une enquête de police, il a dû renoncer à tous ses titres et au Royal Lodge, la somptueuse demeure qu’il occupait dans le domaine de Windsor, en partie aux frais du contribuable. Impunité, amitiés douteuses, addiction au sexe et à l’argent : tout ce qui a été révélé par les « Epstein Files » était déjà décrit par le menu dans la biographie d’Andrew Lownie.
Regard critique sur les Windsor
Il vous reste 80.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr

