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La fonction publique s’expose pour tenter d’attirer de nouveaux talents : « Les carrières y sont certainement moins figées que dans le privé »

« Les métiers du service public comme tu ne les as jamais vus. » Le slogan frappe, mais suffira-t-il à enrayer la crise d’attractivité qui affecte la fonction publique depuis plusieurs années ? La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) organisait, jeudi 9 avril, la quatrième édition de son forum « Choisir le service public ». Un salon en présence de plusieurs représentants d’écoles du service public et d’employeurs issus notamment de ministères.

L’objectif de l’événement, qui se tenait à la Maison de la Mutualité, à Paris, était clairement affiché par l’administration. « Il s’agit de permettre à la fonction publique de se montrer telle qu’elle se vit au quotidien, dans la diversité de ses métiers, car elle demeure encore trop méconnue », souligne le directeur général de l’administration et de la fonction publique, Boris Melmoux-Eude. Numérique, santé, diplomatie, sécurité, justice, éducation, transition écologique… « Tous les grands enjeux contemporains s’y incarnent concrètement. C’est cette réalité que nous avons voulu rendre plus visible », abonde-t-il. Se donner à voir donc, mais, aussi et surtout, tenter d’attirer de nouveaux talents, en particulier des jeunes.

Crise d’attractivité

L’enjeu est considérable, comme l’avait relevé France Stratégie dans un rapport remarqué de décembre 2024 sur le « défi de l’attractivité » dans la fonction publique. Fusionné depuis lors au sein du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan, l’organisme y lançait un « message d’alerte » : « Si la fonction publique a déjà été confrontée à des difficultés pour attirer des agents en nombre suffisant, la crise d’attractivité que nous connaissons depuis une dizaine d’années est d’une nature et d’une ampleur nouvelles et risque de s’aggraver dans les années à venir si rien n’est fait. » En moyenne, quatre candidats se présentent aujourd’hui pour un poste offert aux concours de la fonction publique d’Etat contre douze dans les années 2000. Plus préoccupant, cette crise « menace nos services publics », avertissait France Stratégie, tout en appelant à ne pas en faire une « fatalité ».

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Source:

www.lemonde.fr