Comment maintenir la lutte contre la malnutrition en haut de l’agenda international dans un contexte de tensions géopolitiques maximales ? Lundi 6 avril, la France organisait à Lyon, en marge du sommet One Health consacré à l’approche « Une seule santé » – qui vise à décloisonner les disciplines et actions publiques œuvrant pour la santé humaine, animale et de l’environnement –, une réunion de suivi des engagements pris pour enrayer ce fléau, première cause de mortalité infantile dans le monde et qui entraîne un lourd fardeau sanitaire. En effet, 150 millions d’enfants accusent des retards de croissance, un tiers des femmes souffrent d’anémie, et 45 % des adultes dans le monde sont en surpoids ou obésité.
« Cette année, deux famines ont été déclarées au Soudan et à Gaza, ces situations sont inacceptables, a déclaré la directrice générale de l’Unicef France, Ann Avril. Le soutien international fait défaut et le multilatéralisme est fragilisé. Nous avons la responsabilité de maintenir un élan de solidarité. »
Un an plus tôt, en mars 2025 à Paris, alors que les secteurs de l’aide humanitaire et du développement traversaient une crise majeure, le sommet Nutrition pour la croissance (N4G en anglais), réuni tous les quatre ans par le pays organisateur des Jeux olympiques d’été, avait permis de mobiliser 30,5 milliards de dollars (26,3 milliards d’euros).
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Source:
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